Ambiguïté, quand tu nous tiens... Je l'ai ramené chez lui et j'ai encore fait semblant d'être pressé. Je n'avais qu'une envie : le garder avec moi, des heures, des heures. Mais je suis l'aîné et je dois montrer l'exemple. Il avait paru déçu, quelques instants auparavant, que je doive partir si vite. Oui, ça m'a fait plaisir. Il y a aussi que, je dois bien l'admettre, il occupe mes pensées depuis quelques temps. Beaucoup trop. Cela ne devrait pas être. Il a 18 ans, j'en ai 42. Je m'en sens le double face à sa jeunesse, sa fraîcheur, sa candeur. Un peu perturbé par ses démons, il se confie, me prend pour un "grand frère" en pédéitude. Moi, je voudrais surtout être son amant, et ça n'est pas possible. Il n'a aucune espèce d'attente envers moi. Il m'aime bien mais hors de son champ de vision, je n'existe plus beaucoup. Complètement parti dans un trip "découverte physique" en ce moment, il a besoin (je suppose ?) d'explorer les abords de ces régions dangereuses de la sensualité. Ces régions qui ne tiennent pas leurs promesses.